La distraction dans la circulation

L’utilisation du téléphone portable, d'autres appareils mobiles ou des systèmes d'infodivertissement intégrés dans le véhicule, les discussions avec les passagers, regarder les panneaux publicitaires, écouter de la musique avec des écouteurs, manger et boire sont quelques sources possibles de distraction dans le trafic. Compte tenu des nombreuses sources possibles et du fait que cela concerne tous les types d’usagers de la route, la distraction dans la circulation est un phénomène courant.

La distraction peut mener à dévier de la trajectoire ou louvoyer, à réagir plus lentement et à manquer des informations provenant de leur environnement. Les effets et les risques spécifiques dépendent du type de distraction, du contexte, de l'usager de la route et des caractéristiques personnelles.

On estime généralement que la distraction joue un rôle dans 5 à 25 % des accidents de la route en Europe, mais il s'agit probablement d'une sous-estimation. Les actions qui obligent le conducteur à détourner le regard de la route et qui nécessitent des manipulations sont plus risquées que les activités essentiellement mentales.

Highlights

  • Près de 150 décès par an parmi les automobilistes sur le réseau routier belge peuvent être attribués à la distraction, dont un tiers est causé par l'utilisation manuelle du téléphone.
  • Les automobilistes sont distraits pendant environ la moitié de leur temps de conduite.
  • 25,7 % des automobilistes en Belgique affirment avoir récemment envoyé un SMS et 21,1 % avoir téléphoné sans utiliser le kit mains libres en conduisant. 27,5 % des cyclistes et 60,8 % des piétons ont utilisé leur téléphone portable en se déplaçant.
  • L'utilisation manuelle du téléphone en conduisant multiplie par 3,6 le risque d'accident des automobilistes, en particulier la composition de numéros (x12) et l'envoi de SMS (x6).